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L’EURO EN PIECES DETACHEES.


Les menaces d’une sortie de l’euro nous obligent à évoquer les mesures préventives à mettre en oeuvre pour protéger son épargne même si le pire n’est jamais sûr. Le détricotage de la monnaie unique pourrait prendre la forme d’une décision politique raisonnée d’un ou de plusieurs états. Scenario peu probable car ce serait pour les dirigeants européens l’aveu de leur cuisant échec. Par ailleurs les peuples semblent majoritairement attachés à ce concept. Ils semblent convaincus que l’union est un facteur de paix, de liberté et de solidarité; au point d’accepter en contrepartie une plus grande précarité, un taux de chômage élevé et une baisse du pouvoir d’achat, même si le lien de cause à effet mériterait un vrai débat.


Le second scenario plus probable et subi consisterait en une explosion de l’euro suite à une défaillance d’un nouvel état. Pour en mesurer le risque, il faut comprendre ce qu’est la monnaie unique. Comme son nom ne l’indique pas, l’euro est constitué d’autant de monnaies qu’il y a de pays et de banques centrales. Ainsi, la parité artificielle de change entre les euros faibles et les euros forts entraînent structurellement des transferts financiers massifs de l’Europe du Sud vers l’Allemagne à la recherche de la solide garantie de la Bundensbank. Les créances de la banque allemande sur les maillons faibles de l’UE sont estimées aujourd’hui à plus de 800 milliards. Véritable bombe à retardement dans les bilans de l’institut francfortoise, un troisième scénario fait son chemin, c’est l’initiateur même du projet européen qui pourrait siffler la fin de la récréation.


Si les conséquences économiques d’une sortie de l’euro sont quantifiables et certainement moins apocalyptiques que l’on veut bien nous laisser croire, il ne faut cependant pas sous-estimer la psychologie des marchés. En effet, le blast serait d’autant plus puissant que l’argument du chaos largement « survendu » aux épargnants entraînerait probablement des mouvements de panique à court terme.


Pour s’en prémunir voici quelques pistes :

• Transférer une partie de ses avoirs sur un contrat d’assurance-vie de droit luxembourgeois. Cette solution permettrait d’échapper au blocage des retraits autorisés par la loi Sapin 2 sur les contrats français en prévision du pire sans doute.

• Diversifier ses placements dans des fonds investis en Franc suisse et en Dollar notamment.

• Acheter des lingots d’or.

• Et pour les plus audacieux, investir dans des bitcoins.


L’or numérique est en effet totalement déconnecté des banques centrales. Ses cours s’envoleraient si demain les pièces détachées de l’euro se retrouvaient à la casse.

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